Ma réaction aux résultats du 2ème tour des législatives

Je tiens à féliciter Jean-Luc Moudenc, notre nouveau député sur la 3ème circonscription, pour sa victoire et sa campagne. En privant le Parti Socialiste d’une situation d’hégémonie absolue en Haute-Garonne, son élection est une bonne nouvelle pour les familles politiques du centre et de la droite, qui n’ont cessé de revendiquer la nécessité d’un pluralisme politique dans ce département.

Pour autant, je retiens surtout de ce scrutin la sévère défaite de notre camp (la droite républicaine et le centre), au niveau départemental comme au niveau national. Elle met en évidence deux leçons principales.

Tout d’abord, que la stratégie de l’UMP de parti unique à droite est un échec. En effet, l’UMP a une fois de plus démontré qu’il ne rassemblait plus entièrement son propre camp et que sans allié, sans diversité, il était incapable d’être en position majoritaire au second tour, comme en attestent les échecs successifs lors des dernières élections locales depuis 2007 (municipales, régionales, cantonales).

L’UMP est aujourd’hui coupé en deux entre des pro-européens plutôt de tradition centriste, réformatrice et humaniste que l’on entend trop peu et des nationalistes/souverainistes plus conservateurs et populistes. Il faudra bien entendu que ce parti choisisse sa ligne de conduite pour les prochaines années, prenant le risque d’imploser.  Les défaites de celles et ceux qui chassaient sur les terres du FN (Guéant, Morano, Rosso Debord, Barèges) ont mis en évidence que la stratégie très droitière de l’UMP depuis 2 ans n’est pas payante, contrairement à ce que l’on voulait nous faire croire.

L’UMP ‘droitisée’ perd aujourd’hui aussi et surtout en ayant tué le centre, son allié naturel.

En effet, et c’est le 2ème enseignement de ces législatives, le centre a du mal à se relever de trop d’éparpillement (au sein de l’UMP et en dehors) et du contre-sens historique commis par François Bayrou entre les deux tours de la présidentielle. Or si le ‘centre politique’ est affaibli, l’électorat centriste existe bel et bien et est venu grossir les rangs des abstentionnistes.

Plus que jamais, à côté de l’UMP, le centre-droit doit donc reconstruire une famille unie et forte ! Il est de notre devoir de rassembler, autour de nos valeurs républicaines, humanistes et progressistes, les élus et sympathisants du Parti Radical, du Nouveau Centre, de l’Alliance Centriste et du Modem.

C’est le travail que devrait enclencher Jean-Louis Borloo, Président du Parti Radical, à l’Assemblée Nationale comme il l’a appelé de ses vœux hier soir. C’est le travail que je souhaite que nous continuons à mener en Haute-Garonne, dans la suite logique de ce que nous avons initié pour les législatives.

Pour envisager la reconquête à l’avenir, la droite républicaine devra réapprendre à marcher sur 2 pieds forts : le centre-droit que nous rebâtirons et l’UMP. Et Toulouse n’échappera pas à cette règle. 

Laurence Massat Guiraud-Chaumeil

laurence.massat@gmail.com

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